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Satellite

Ni les nuées de galaxies
Qui peuplent l’éther
Ni les nébuleuses harmonies
Qui ornent l’univers
N’ont, à mes yeux conquis,
L’éclat de tes chatoyants appâts
Que m’importe par quel filtre
Ou par quel mystérieux lien
Ils me tiennent en orbite
Telle est un satellite
Autour de toi, belle amie,

Et ce lien savoureux
Qui à jamais, « Nacréade »,
Nous tient en ligature
Tels la terre et son soleil,
Me propulse vers la démesure
De ces velouteuses euphonies
Aux myriades de mélodies

Tu es, tendre amie,
Dans l’immensité stellaire,
L’astre auquel je ne puis survivre
Car je suis ton satellite.

Parle-moi

Parle-moi
Belle almée,
Parle moi
« Nacréade ».

Parle-moi d’infini
Parle-moi
De l’éternel,
Des rêves sans bords
Parle-moi
De l’euphorie enivrante
De nos cœurs en espoir
Parle-moi… De nous…
Parle-moi d’élans…
Parle-moi de paix,
De nos cœurs qui brûlent
Apaise si tu le puis,
Mes tremblants soupirs
Donne donc ce souffle précieux
Que je cherche…

À l’infini, Vulnéraire,
A l’infini,
Déclamons et donnons
Nos amours

Cœurs ouverts / Je ne sais…

Photo d'illustration pour le poème Coeurs ouverts/Je ne sais... de Theo Bamara. Photo de Sangeet Rao (Pexels) représentant un couple au coucher soleil dans un instant d'harmonie front contre front

Je ne sais si c’est par delà
L’écho salin des mers
Par delà le bleu étoilé des éthers
Je ne sais si c’est au creux
Du vent qui, dans la verte prairie,
Rythme des fleurs le ballet

Que me vient cet amour,
Cet élan devers toi
Qui m’habite et m’emplit
Comme un vieux vin
Dans l’amphore

Je ne sais si c’est par delà
Les discrètes harmonies
Des couleurs et des parfums
Que distille avec noblesse
La lente et gracieuse
Valse des saisons,

Que me vient cet amour,
Cet élan devers toi
Qui m’habite et qui m’emplit
Comme un vieux vin
Dans l’amphore

Je ne saurais te dire
Pourquoi l’éclat
De tes divines grâces
Eclipse la splendeur
De ces flamboyants horizons
Brûlés par les derniers traits
Du soleil allant à sa couche

Mais à tes cotés,
Blottie au fond de tes bras,
Je le sens mon cœur
S’enfler de ce mystère
C’est là qu’est ma paix,
C’est la que palpite
Mon essence toute entière.

J’entends dès lors une musique,
Un hymne, une symphonie secrète
Qui monte comme l’écume
D’une eau opaline,
Paisible, et chaleureuse

Et cette musique plus loin toujours
Me charrie vers plus de patience,
Vers plus d’aisance,
Vers plus d’abandon.

Et je veux aujourd’hui
S’il était possible
Que la terre entière
Connaisse ceci : Je t’aime

A Kamisse & Alex

Indigo spleen

Photo d'illustration pour le poème Indigo spleen de Theo Bamara. Photo de Evgenia Basyrova (Pexels) représentant une femme sur une balançoire dans l'eau de mer

J’aime ces instants
Où la vie est fine
J’aime ces moments
Où toute l’essence est spleen

Le chant mélancolique
Et abyssal de nos cœurs gais,
Les tons symphoniques
D’anodines beautés

Nous couvrent avec douceur
De l’indigo spleen
Et, tambourinent
Sur nos cœurs en bonheur

Reflets

Photo silhouette femme dans nature avec croissant de lune - Reflets - Poème de Théo Bamara écrit en 1995. Extrait de "Menthal" dans la collection "Poèmes en bleu".

Montez, plaisirs langoureux
Montez, néants sublimes
Prenez ce corps miséreux
Abandonné par les rythmes

Brillez, flamboyantes chaleurs
Et les brumeux matins
Tamiseront vos lueurs
D’un rideau de satin

Et vous moiteurs terribles
Pétries de pensées indicibles
Quittez cet être égaré

Et par tant de regrets malmené
Je veux vivre ces prochains jours
Des délices de l’amour